Affirmer notre antifascisme : le devoir du moment

180 personnalités, dont Annie Ernaux, Johann Chapoutot et Edouard Louis, dénoncent l’instrumentalisation de la mort de Quentin Deranque par l’extrême droite, la droite, le gouvernement et les médias dominants qui cherchent ainsi à instaurer une chape de plomb sur la gauche et à inverser les rôles entre fascistes et antifascistes.
Tribune parue dans l’Humanité et sur le Blog médiapart.

Nous vivons des temps dangereux, où le camp du suprémacisme, de l’extrême droite et du néofascisme se trouve en position de force partout dans le monde. La France ne fait malheureusement pas exception à cette vague mondiale. Il s’agit à la fois d’une montée de l’extrême droite institutionnelle, mais aussi d’une extrême droitisation des discours médiatiques et politiques en général, ainsi que de la violence de rue. Nous pouvons affronter ce péril si le camp antifasciste est solidaire et déterminé pour empêcher le pays de sombrer dans le pire.

À ce titre, nous sommes à un tournant. Le 12 février dernier, à Lyon, un drame a eu lieu : la mort d’un militant d’extrême droite, manifestement venu participer à une rixe contre des militants antifascistes. La mort violente d’un jeune de 23 ans est toujours inacceptable, et nous sommes horrifiés par elle. Depuis ce drame, nous assistons avec sidération à la tentative d’instaurer une véritable chape de plomb sur la gauche et les forces antifascistes, qu’elles soient institutionnelles ou issues du mouvement social.

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