MOBILISATION
Pétition contre CNews : plus de 850 000 signatures, comment participer à cette mobilisation ?
La campagne de signatures pour la suppression de l’autorisation de diffusion sur la TNT de la chaîne de diffusion de haine et de racisme de Bolloré vient de faire un bon et nous vous invitons à rejoindre le mouvement.
LE TEXTE DE LA PÉTITION PUBLIÉE SUR LE SITE DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE ET LE LIEN POUR SIGNER
À LA UNE
Convergence sociale et antifascisme : les mobilisations jeunes ouvrent le chemin
Alors que les différentes initiatives antifascistes développées depuis le printemps dernier – en particulier La CRACS (1) et Le Mouvement social contre l’extrême droite (2) – peinent encore à capter l’attention d’un large public, c’est la déferlante des mobilisations lycéennes et étudiantes qui pourrait bien contribuer à accélérer la prise de conscience de la dangerosité de l’extrême droite et à ancrer le refus du R-Haine aux luttes sociales, dans la perspective d’un front large, dans les semaines qui viennent.
En effet, au-delà des revendications d’égalité devant l’éducation dans tous les territoires, de pouvoir disposer de moyens dignes de ce nom dans les établissements du second degré et d’exiger la suppression du couperet Parcoursup, qui a provoqué le blocage de milliers d’établissement et jeté dans la rue des centaines de milliers de jeunes, c’est la réponse répressive extrêmement violente et démesurée du pouvoir à la jeunesse lycéenne, puis étudiante, qui a contribué à politiser, en très peu de temps, toute une génération – celle qu’on appelle désormais la Gen Z.
Assigné·e·s jusqu’à présent, par de nombreux commentateurs, à une addiction générationnelle au numérique et aux écrans, via les réseaux sociaux, ces centaines de milliers de lycéen·ne·s et d’étudiant·e·s ont très largement déjoué cette assignation en retournant ces outils au profit de leurs revendications, de leurs mobilisations multiples et d’une inventivité émancipatrice qui, loin des écrans et à travers des slogans et des milliers de pancartes faites à la main, rappelle celle de Mai-juin 1968.
Qui plus est, c’est dans les établissements scolaires du second degré de ces quartiers, laissés souvent à l’abandon, que ces mêmes commentateurs taxent de « difficiles » en raison de l’importance des populations dites issues de l’immigration qui y sont assignées, que sont parties les premières étincelles, les premières mobilisations et les premiers blocages de lycées, expression d’une conscience politique, immédiatement méprisés par le pouvoir.