À LA UNE
Mobilisations lycéennes :
la réaction En Marche
Le niveau de violence inédit et inouï avec lequel le gouvernement a décidé de réprimer les récentes mobilisations lycéennes montre à la fois sa fébrilité quant à la question sociale, sa peur de voir le mouvement s’étendre aux salariés du secteur public et sa volonté de faire taire, à n’importe quel prix, et le plus vite possible, la critique de sa casse sociale qui ne cesse de monter dans tout le pays.
Comparés, avec le soutien d’une grande partie des médias serviles et d’extrême droite, à des émeutiers, des centaines de milliers de lycéen.nes ont été contraints de faire leur première expérience d’une répression brutale et d’une meute policière lâchée en roue libre avec l’utilisation « d’armes intermédiaires » – comme ils disent – à savoir des armes de guerre qui blessent, mutilent et peuvent aussi tuer.
Sans oublier la confiscation sélective des pancartes par les policiers aux entrées des manifestations. La censure est un acte politique. Ces policiers confiscateurs ont reçu des ordres. Ces derniers sont nécessairement – logique politico-administrative oblige – descendus en cascades hiérarchiques, de la place Beauvau jusqu’aux exécuteurs des basses œuvres. Une police qui s’oppose directement à une expression politique est une police politique.

Les 24 et 25 octobre, le RN prévoit son congrès à Orléans, avec son meeting de lancement de campagne présidentielle le 25. Des cars partiront de plusieurs villes en vue d’une démonstration de force du premier parti fasciste de France.
À chaque fois que le FN/RN remporte des victoires médiatiques ou politiques, il se normalise comme force politique et ses idées oppressives gagnent du terrain, en témoigne l’actuel projet de loi « permis de tuer » pour la police et la gendarmerie. Le RN alimente surtout la violence raciste, comme en juin dernier, dans une discothèque à Rodez, où on a entendu : « Marine au pouvoir, les Arabes à l’abattoir. ».
Face aux dangers du fascisme, notre réponse doit être déterminée et massive.
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Riposte générale : ne les laissons pas passer !
Encore une fois, c’est la rentrée… Et cette fois, nous le savons : l’année qui commence ne sera pas comme les autres. Une campagne présidentielle va bientôt engloutir le pays. Pendant des mois, on nous parlera de sondages, de petites phrases. On commentera la course à l’hippodrome. Et, jour après jour, les médias établis tenteront de nous habituer à cette idée : l’extrême droite pourrait gagner. Ce serait possible. Probable peut-être. Inéluctable, qui sait.
Non. Rien n’est écrit, rien n’est joué. Rien n’est fatal dans l’histoire. Mais une chose est certaine : si nous voulons empêcher le Rassemblement national d’arriver au pouvoir, il va falloir faire beaucoup plus qu’attendre l’élection. Il va falloir se battre. Car nous savons ce que nous avons devant nous. « On sait pas, on n’a pas essayé », entend-on. Si. Nous savons. Nous avons l’histoire derrière nous et le présent sous les yeux. Nous voyons ce que deviennent les sociétés lorsque l’extrême droite gouverne : les contre-pouvoirs attaqués, les libertés rongées, les médias mis au pas, les opposants transformés en ennemis, les étrangers et les minorités en boucs émissaires, les droits des femmes et des personnes LGBT+ menacés, la police renforcée et la contestation entravée. La démocratie ne disparaît pas nécessairement en une nuit. Elle peut être évidée lentement, loi après loi, renoncement après renoncement. …/…