La haine du syndicalisme fait partie intégrante de l’ADN du fascisme, hier comme aujourd’hui. Il porte un projet de réconciliation entre le capital et le travail, et de négation de la lutte des classes à travers l’anéantissement des syndicats existants. L’extrême droite promeut la création d’organisations qui réunissent patrons et ouvrier·es, au service de la Nation et de la productivité. C’est le corporatisme fasciste.
Une nouvelle fiche, produite par la CGT et disponible sur le site de Visa, qui analyse et alerte sur le fantasme corporatiste de l’extrême droite toujours nostalgique de Pétain et de Mussolini.
Le corporatisme fasciste, ou le projet historique de l’extrême droite pour anéantir les syndicats
La haine du syndicalisme fait partie intégrante de l’ADN du fascisme, hier comme aujourd’hui. Il porte un projet de réconciliation entre le capital et le travail, et de négation de la lutte des classes à travers l’anéantissement des syndicats existants. L’extrême droite promeut la création d’organisations qui réunissent patrons et ouvrier·es, au service de la Nation et de la productivité. C’est le corporatisme fasciste.
La Charte du travail (Carta del Lavoro) mise en place par Mussolini en 1927, le décrit très clairement : « Réconciliation entre les intérêts opposés des employeurs et des travailleurs et leurs subordination aux intérêts supérieurs de la production. » ;
En France, le régime de Vichy s’inscrit pleinement dans cette logique : le maréchal Pétain donne en 1941 cette définition de l’ordre nouveau corporatiste : L’ordre nouveau corporatiste institue des groupements comprenant tous les membres d’un même métier : patrons, techniciens, ouvriers. Le centre du groupement n’est donc plus la classe sociale, patronale ou ouvrière, mais l’intérêt commun de tous ceux qui participent à une même entreprise. ».
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