Kokopelli, les connexions brunes du business vert

Kokopelli ne vend pas seulement des graines : l’association diffuse aussi un projet politique réactionnaire. Derrière le récit sympathique de l’association militante pour les semences libres, cette enquête documente les discours racistes, antisémites, complotistes, masculinistes et réactionnaires de ses dirigeants, leurs relais dans la fachosphère, et les pratiques commerciales et managériales qui soutiennent ce business vert. Un article paru dans Rebellyon.info. Même les petites graines ne sont pas à l’abri de la fachosphère !

En introduction de cet article, les auteur·rices souhaitent poser d’emblée le cadre. Le choix a été fait, après de longues hésitations, de citer longuement les propos du fondateur de Kokopelli, Dominique Guillet, et de son fils, Ananda, aujourd’hui à la tête de l’association. Ce parti pris répond à une nécessité : face à des discours déjà publics, largement diffusés par leurs auteurs, la critique ne peut reposer que sur leur restitution précise et vérifiable. Ce texte reproduit donc volontairement des propos dont la lecture est pour le moins difficile. Il ne s’agit ni de les banaliser ni de les amplifier, mais de rendre visibles des contenus déjà là, trop souvent minimisés, niés ou ignorés. Avertissement donc : certaines citations et captures d’écran relèvent d’une violence symbolique ou explicite. Nous présentons nos excuses auprès des personnes directement concernées par ces attaques, et sommes à l’écoute de toute critique sur l’angle choisi.
Les contenus présentés, citations à l’appui, expriment des positions racistes, LGBTphobes, validistes, antisémites, sexistes, complotistes, ainsi que des imaginaires politiques réactionnaires. Notre méthode est volontairement minimale : exposition des discours, des connexions, contextualisation, et mise en relation avec des dynamiques idéologiques plus larges déjà documentées dans d’autres enquêtes antifascistes ou journalistiques.
Malgré l’existence de travaux antérieurs – que nous avons compulsés et dont nous présentons la liste exhaustive en annexe –, nous avons fait le choix d’aller à la source, afin d’actualiser et de documenter précisément les éléments présentés. Cette démarche a un coût. La lecture, la compilation et l’analyse de ces matériaux impliquent une exposition prolongée à des discours violents et toxiques.
Nous nous sommes aussi appuyés sur l’enquête parue en mars 2017 sous le titre Nous n’irons plus pointer chez Gaïa, jours de travail à Kokopelli, aux Éditions du bout de la ville. C’est un travail exhaustif, précis et situé politiquement, dont nous conseillons vivement la lecture.

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