Le CADTM (Comité pour l’abolition des dettes illégitimes) publie la communication présentée par Mireille Fanon Mendes France lors de la plénière intitulée « Antiracisme, féminisme et droits civils dans la lutte contre le fascisme » organisée dans le cadre de la conférence antifasciste et anti imperialiste de Porto Alegre le 29 mars 2026.
Que dit la succession d’évènements graves qui ne cessent de fracasser l’équilibre des relations internationales et surtout de déstructurer l’ensemble des normes impératives du droit international depuis ces derniers mois ? A commencer par le kidnapping illégal du Président Maduro et l’enlèvement de la députée, Cilia Flores, la mise en place par le gouvernement Trump d’une politique d’État contre les migrants relevant d’une déclaration de guerre contre les damnés, la décision des États-Unis de gérer, après l’échec de la force militaire kenyane, la crise sécuritaire en Haïti d’une part, en envoyant trois navires USS Stockdale (DDG 106), USCGC Stone (WMSL 758) et USCGC Diligence (WMEC 616) (https://lelouverture.com/haiti-des-navires-americains-arrivent-a-port-au-prince-pour-renforcer-la-securite-et-la-stabilite/) face à Port-au-Prince et d’autre part, après la désignation du Premier Ministre, en attribuant le règlement de cette crise à la firme transnationale Evergreen Trading System Limited (https://evergreentradingsystems.com/), ce qui met l’État haïtien sous tutelle et dans l’obligation de payer la somme de 542 millions de dollars dans dix ans, peu importe que la crise socio-économique et politique que traverse Haïti soit le résultat de politiques imposées de l’extérieur, entre autres par la dette illégale imposée par l’ancien colonisateur français ; Cuba quant à elle est déclarée « menace inhabituelle extraordinaire et directe pour la sécurité nationale et la politique étrangère des États-Unis », (https://www.whitehouse.gov/presidential-actions/2026/01/addressing-threats-to-the-united-states-by-the-government-of-cuba/) et de fait se trouve sous blocus total et tout pays qui, par solidarité, lui viendrait en aide sera soumis à la vindicte du locataire de la Maison Blanche, un conseil de la paix prétend prendre la main sur l’ONU avec un prix d’entrée de 1 milliard, ce même locataire fanfaronne sur la reprise “officielle” de la Doctrine Monroe contre les pays de l’Amérique du sud ; il mène de facto une guerre déclarée contre le droit à l’autodétermination et à la souveraineté politique (article 1-1, Charte des Nations Unies), en un mot contre la non-agression et les relations internationales amicales (article 1-2 et 1-3, Charte des Nations Unies), contre son propre peuple et contre les peuples. Et pendant ce temps-là la Palestine reste sous les bombes, victime d’un génocide et d’un ethnocide sans fin avec son territoire toujours plus englouti par les colonies illégales. Il ne faut pas oublier l’agression que subit depuis un mois la République islamique d’Iran qui n’a jamais eu le doigt sur le bouton des missiles nucléaires pas plus qu’elle n’a, en premier, agressé les Etats-Unis ou l’Etat d’Israël.
Toutes ces questions auxquelles nous faisons face obligent à mettre en place des processus de radicalité
Cette accélération vers un monde incertain et particulièrement depuis le 7 octobre 2023 trouve sa justification dans les éléments de langage proférés par Marco Rubio à Munich « (…) Nous sommes liés les uns aux autres par les liens les plus profonds qui puissent unir des nations, forgés par des siècles d’histoire commune, de foi chrétienne, de culture, de patrimoine, de langue, d’ascendance et par les sacrifices consentis par nos ancêtres pour la civilisation commune dont nous sommes les héritiers » (ww.state.gov/releases/office-of-the-spokesperson/2026/02/secretary-of-state-marco-rubio-at-the-munich-security-conference).
Éléments repris par les défenseurs de la tech biberonnés à l’idéologie portée par l’apartheid en l’Afrique du sud, entre autres purification de la race, homogénéisation et hiérarchisation.