Tags nazis, LGBTI-phobes, racistes sur le campus de Pau

Le Béarn ce n’est pas seulement Bétharram et l’université de Pau et son campus font aujourd’hui l’objet d’attaques et de menaces de l’extrême droite, ci-joint le communiqué des syndicats et associations. Ces agressions s’inscrivent plus largement dans une recrudescence d’attaques diverses menées par des groupuscules ou groupes d’extrême droite contre des institutions ou des individus. le média Rue89 Bordeaux dénonçait encore récemment l’agression d’un de leur journalistes, et il ne se passe pas une semaine sans que des néonazis ou des postfascistes ne commettent des violences.

Tags nazis, LGBTI-phobes, racistes sur le campus de Pau :
l’extrême-droite n’a sa place ni à l’université ni ailleurs

Les organisations syndicales et associations de lutte contre les discriminations CFDT EFRP, CGT
Étudiant·es Travailleur·euses, CGT FERC Sup, Coordination Libertaire Étudiante, CNT, SNCS-FSU,
SNESUP-FSU, Solidaires Étudiant-e-es, SUD, et UNSA condamnent avec la plus grande fermeté les
tags racistes, LGBTQIA+-phobes, islamophobes et nazis constatés au matin du 9 mai sur le campus de
Pau. Les attaques ciblées contre des minorités et les appels au meurtre ne laissent aucun doute sur leur
provenance. Une fois de plus, les militant·es des extrême droites laissent voir leur vrai visage : la
haine et la violence.
Localement, ces tags s’inscrivent dans un climat de multiplication des agressions racistes et
LGBTQIA+-phobes. En janvier dernier, à Pau un membre d’un groupuscule néonazi avait commis
une agression homophobe. En février, une agression raciste avait eu lieu sur le campus de Pau de
l’UPPA. En mars, des membres de l’Action Française avaient menacé d’empêcher la tenue d’un drag
show organisé à la Centrifugeuse.
Notre université n’a pas été choisie par hasard par les fomenteurs de haine ! Elle est identifiée par les
groupes fascistes locaux comme étant un lieu où sont présent·es des militant·es antifascistes et
syndicaux organisé·es. Cela survient également dans un contexte où les universités sont régulièrement
attaquées pour des prétendues positions politiques, accusées tantôt d’ »islamogauchisme » tantôt de
« wokisme ». Cela doit nous rappeler que nous devons sans relâche lutter contre le fascisme partout où
il se trouve pour que les universités soient des lieux d’émancipation et de savoir.
Constatant après trois jours que les tags étaient toujours visibles, des personnes ont décidé de les
recouvrir dimanche afin d’éviter que les étudiant·es et personnels y soient exposé·es le lundi. Dans un
communiqué le soir même, la présidence dit avoir porté plainte contre ces personnes qui ont été
arrêtées par la police. Confondre partisan·es du fascisme et celles et ceux qui tentent de le combattre
est précisément ce qui mène à sa banalisation. L’UPPA doit abandonner les poursuites à l’encontre des
personnes qui ont tenté de recouvrir ces tags racistes, LGBTQIA+-phobes, islamophobes et nazis.
Ce qui s’est passé à Pau est le reflet du climat politique et des coups de butoir que les extrêmes
droites, largement médiatisées, opposent à la démocratie et aux droits politiques et sociaux partout
dans le monde. Les discours et agressions des extrêmes droites se multiplient, notre rôle est de
continuer à les combattre.
Nos organisations rappellent que l’extrême droite ne se contente pas de discours. Elle sévit en
agressant et en tuant. Les extrêmes droites sont les ennemies de l’émancipation. Nous réaffirmons que
l’antifascisme fait partie intégrante de notre combat. Nous ne leur laisserons aucune place.
Contre le fascisme et la misère,
C’est la lutte sociale qui est nécessaire !
Contre le racisme, le fascisme et les discriminations LGBTQIA+ soyons solidaires