Mobilisées par des forces très actives à l’extrême droite, les narrations conspirationnistes anti-écologistes sont depuis longtemps présentes aux États-Unis. Avec la réélection de Trump, le complotisme climato-dénialisme est désormais au pouvoir. Tandis que, de ce côté de l’Atlantique, depuis la pandémie de Covid-19, les discours niant le consensus scientifique s’immiscent à bas bruit dans le débat public en France. Sommes-nous à un tournant ?
Dernier rejeton de la longue histoire du conspirationnisme, l’éco-complotisme s’invite, depuis la pandémie, dans le débat public en France, où les milieux conspis agitent la menace d’une « dictature climatique » voulue par les élites… Né aux États-Unis, où des think tanks libertariens ne reculent devant rien pour saper l’action climatique, l’éco-complotisme a désormais en Trump un héraut à la Maison-Blanche. De l’ouragan Milton aux inondations de Valence, les narrations « alternatives » pullulent dorénavant à chaque catastrophe. En France, les fantasmes anti-écolos trouvent des relais dans la Bollosphère et chez des ténors d’extrême droite, tandis que certains éditeurs ou influenceurs y voient surtout une opportunité de business. Car la subversion affichée des discours complotistes, disséminés par les algos, leur permet de jouir d’une large audience, parfois hélas jusque dans les rangs des milieux militants écologistes. Régulation des réseaux, sanction de la désinformation, outillage intellectuel… Face à la vague qui enfle, collectifs et associations se mobilisent pour contrer la propagande climato-dénialiste et appellent à quitter l’écosystème toxique des plateformes comme X. Un premier pas, que Socialter a franchi en janvier.
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