Après la Seine-Saint-Denis (93) c’est dans l’Aisne (02) que vient d’être créé un comité local VISA participant ainsi au développement de la structure de vigilance intersyndicale antifasciste.
Les 22 et 23 avril, à Soissons, des militant.es de différentes organisations (CGT, FSU, Solidaires, LDH…) se sont retrouvé.es pour un stage syndical animé par des militants de VISA (« vigilance intersyndicale antifasciste », une coordination intersyndicale rassemblant plus de 300 organisations et dont la CGT, la FSU et Solidaires sont adhérents). VISA est actuellement en croissance rapide, les syndicats qui y participent ayant conscience de la nécessité de s’organiser partout en France pour lutter contre l’extrême-droitisation. Dans un département de l’Aisne où quatre des cinq députés sont au FN/RN et où il faut compter sur la présence de groupuscules identitaires, le stage a été l’occasion de faire le point sur les méthodes du combat contre l’extrême-droite et les ressources dont disposent les syndicats pour contrer son emprise idéologique et ses tentatives d’infiltration dans les luttes.
Quelques fondamentaux ont été rappelés : le FN/RN est un parti fasciste, ayant gardé depuis sa création un noyau dur programmatique réactionnaire, autoritaire, antiféministe, raciste (continuité du thème de la « préférence nationale »), refusant l’existence de la lutte des classes, l’internationalisme et le syndicalisme interprofessionnel. Le FN/RN, qui a les syndicats pour ennemi mortel, prône le corporatisme et la soumission des travailleur.euses aux patrons.
« Caméléon croisé avec un vautour », le FN/RN se nourrit des défaites et des reculs sociaux et adapte sans vergogne son discours et son programme apparent aux tendances de l’opinion. La girouette tourne cependant sur un socle stable, que révèle l’analyse des actes des élu.es FN/RN : à rebours de l’affirmation ressassée selon laquelle on ne l’aurait jamais essayé, on peut montrer que les actes des élu.es FN/RN dans les mairies ou les assemblées nationales ou européennes sont au service de leur projet politique fasciste, inégalitaire etc.
Le stage s’est conclu par une rencontre avec la presse officialisant la naissance de VISA 02.
La lutte antifasciste se renforce !