Pierre Tevanian publie sur Les mots sont importants un texte qui dans la continuité de l’ouvrage paru en 2022 en collaboration avec Jean-Charles Stevens « On ne peut pas accueillir toute la misère du monde ». En finir avec une sentence de mort, vient réinterroger et remettre en cause tous les concepts anti-immigration maniés de la gauche à l’extrême droite.
Près de deux ans après la terrifiante Union Sacrée de toutes les droites, fascistes inclus, sur un texte de loi opérant un démantèlement sans précédent des droits fondamentaux et une légitimation flambant neuve de l’abjecte « préférence nationale », alors que Marine Le Pen et Jordan Bardella pérorent à bon droit sur leur éclatante « victoire idéologique », à l’heure enfin où un éditorial du Monde nous ressort pour la millième fois, sur l’air du scoop et du génie stratégique, que la gauche doit enfin s’emparer de « l’immigration et l’insécurité » qui « taraudent les Français », il apparait plus urgent que jamais de déverrouiller un débat trop longtemps confisqué. C’est ce à quoi s’efforce Pierre Tevanian dans le texte qui suit. Dans la foulée de son livre « On ne peut pas accueillir toute la misère du monde ». En finir avec une sentence de mort, co-signé l’an passé avec Jean-Charles Stevens, et à l’invitation de la revue Respect, pour son dernier numéro intitulé « Bienvenue » et intégralement consacré à l’accueil des migrants, Pierre Tevanian a répondu à la question suivante : De quelle politique alternative avons-nous besoin ? De ces réflexions, le texte qui suit reprend les grandes lignes, en les développant et en les prolongeant.