Sonner le tocsin contre les extrêmes droites

Prévenir d’un danger immédiat, rassembler la communauté, appeler à se protéger d’une menace… dans des temps plus anciens, l’activation du tocsin donnait l’alerte contre les pilleurs et les bandits de grand chemin.
Il est plus que temps, à quelques semaines des élections municipales de mars 2026, de faire sonner à notre tour le tocsin pour prévenir d’une menace imminente. Celle bien réelle des extrêmes droites qui ont bien l’intention d’organiser sur tout le territoire des razzias électorales et de mettre la main sur des centaines de villes pour y instiller tous les poisons de la xénophobie et du racisme et des discriminations qui vont avec.

Les bilans de la quinzaine de villes essentiellement dirigées par l’extrême droite du Rassemblement National et de leurs proches alliés des droites réactionnaires, nous avons le devoir et la nécessité d’alerter sur les dangers que représentent ces équipes municipales qui saccagent la culture, détruisent la solidarité, asphyxient le tissu associatif et le vivre ensemble ; des équipes qui oublient rarement de se servir personnellement, tout en pratiquant le clientélisme.

Des villes où la liberté d’expression est remise en question au quotidien, où les polices municipales surnuméraires et abondamment armées sont violentes et discriminantes et ressemblent plus à des milices au service d’un homme (pas de femmes maires à l’extrême droite !), qu’à des gardiens de la tranquillité publique au service de tous les citoyens.

Dénonçons les centaines de têtes de listes et de colistiers issus des groupes violents de l’extrême droite, dont l’allure respectable sur les affiches et les professions de foi, tentent de dissimuler les turpitudes qu’ils et elles déversent à longueur de temps sur les réseaux sociaux : des discours haineux et d’exclusion remplis d’antisémitisme, de nostalgie de l’ordre fasciste, de complotisme, d’homophobie ou encore de masculinisme.

Rendons-leur coup pour coup dans cette campagne électorale en allant débusquer les candidat.es qui ne sont pas inscrit.es sur les listes électorales de la municipalité dans laquelle ils/elles se présentent, ce qui permettra de faire invalider toute la liste.
Redonnons également aux nombreuses listes qui avancent masquées et s’affirment apolitiques leur véritable étiquette du front de la haine.

Sonnons toutes et tous le tocsin contre les extrêmes droites !

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