« L’antifascisme est devenu une lutte à défendre » La Horde invitée Au poste

La Horde invitée Au poste par David Dufresne le 3 mars dernier pour celles et ceux qui l’on loupé un petit rappel. L’antifascisme a une histoire, et des tactiques. Des méthodes et des perspectives. A l’heure où le fascisme cogne à la porte, le rouleau compresseur politico-médiatique voudrait écraser celles et ceux qui lui résistent. 90 minutes à contre-courant des idées reçues.

La Horde, est un collectif antifasciste qui propose des outils aux militants: un site, du matériel visuel, deux livres chez Libertalia et deux jeux pédagogiques. Sur la violence, la position est claire: c’est l’extrême droite qui impose le rapport violent, et les antifas n’ont d’autre choix que d’y répondre — impossible de «s’en remettre à l’État et donc à la police», gangrenée par l’extrême droite. Concernant les images lyonnaises: «le fait d’être heurté, d’être choqué n’implique pas une condamnation morale et définitive des antifascistes qui se sont défendus ce jour-là.»

Le vrai scandale reste le deux poids deux mesures: «la mort de Deranque a beaucoup occupé presse et classe politique, alors qu’il y a eu d’autres morts» — des dizaines, reléguées en faits divers. Sur la normalisation: «Qu’ils ont gagné, c’est la banalisation de leurs idées» — mais pas la bataille des esprits. L’autocritique est assumée: le mouvement s’est trop longtemps reposé sur un antifascisme d’évidence. «Le Siamo tutti antifascisti, c’est un très beau slogan, mais c’est un slogan pour se rassurer.»

Toute la rencontre est par là sur le site de Au poste