Deux populismes : un de fascisation et un de gauche néo-marxiste ? Face à l’extrême-centre bonapartiste distinguons jusqu’au bout !

La catégorie de populisme est une véritable « soupe idéologique » insatisfaisante dans sa définition, sans précision suffisante, permettant des amalgames. D’où le désir se vouloir se débarrasser de ce faux concept de populisme. Mais son usage perdure… Un billet de Christian Delarue paru sur le Blog Mediapart.

Alors si on précise un peu mieux de quoi on parle elle gagne en pertinence quand on se trouve au coeur d’une bataille idéologique ou on n’a pas choisi les bases (interview). La première distinction serait évidemment celle en populisme de droite et populisme de gauche mais surtout pas pour faire semblant ; c’est à dire pour finalement les confondre d’emblée sans plus d’effort sous prétexte d’un point commun. C’est le néant de la pensée ! Et c’est courant ! Car c’est le point commun des deux populismes – qui serait grosso modo le maintien d’une caste politique séparée et surtout l’existence d’un chef – qui faciliterait l’usage idéologique de certain.es journalistes.  Le contenu proposé pour le peuple serait alors secondaire et silencié. 

Pourtant le « chef populiste de gauche » construisant un large peuple-classe d’en-bas pour sa « libération » relative (certes contre le « s’émanciper soi-même ») est fort éloigné du « chef capitalo-patriarcal » et raciste de type de Pétain (par exemple) et de son « Travail, Famille, Patrie » repris récemment par Mme Vassal. Dans le premier cas on a à priori de la justice sociale et fiscale contre l’austérité et contre les inégalités économiques et sociales et dans le second profil on a au contraire du classisme (domination de la classe possédante riche), du conservatisme de moeurs, et du racisme et sexisme libérés. Mais dans les deux cas on pourra avoir de l’autoritarisme, variable d’ailleurs . Mais là attention au non-dit du contexte : ce n’est pas « l’extrême-centre » (Bernard Téper) avec un « conducator » bonapartiste – comme Macron 2023 puis 2024 par exemple – qui est en capacité et en droit de donner des leçons de démocratie.

De plus, de nos jours, l’extrême-centre néolibéral classiste construit réellement la fascisation, tout simplement en favorisant le durcissement répressif et anti-social (classiste) contre les classes laborieuses des 95% d’en-bas et la montée les inégalités ce qui amène un rapprochement avec le RN classiste et identitaire.

Quand à la démocratie qui était à parfaire – construction non achevée du processus historique de conquêtes démocratiques – elle est actuellement en cours de délitement avant même d’avoir atteint une maturité exemplaire.

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