Arcom : la tolérance à l’intolérance

Sleeping Giants France revient sur le rejet par l’Arcom de signalements concernant CNews, esquissant les contours de ce que l’autorité juge parfaitement acceptable.

L’Arcom est chargée de s’assurer que les médias respectent la convention qu’ils ont signée pour avoir le droit d’utiliser gratuitement un canal hertzien public. Pour garantir une offre diversifiée et éviter que l’un de ces canaux publics soit occupé par une chaîne de propagande idéologique, les chaînes TV dites “d’opinion” sont interdites. Une chaîne d’info se doit d’assurer, au-delà de la simple honnêteté de l’information présentée, non seulement une indépendance vis-à-vis des actionnaires, mais une certaine diversité des points de vue présentés.

Toutes les chaînes se doivent également de promouvoir le vivre-ensemble et de respecter les valeurs républicaines, la diversité et les différentes sensibilités. En gros, elles doivent s’adresser à tous et ne pas participer à la division, à la stigmatisation ou au séparatisme de la société française.
En cas de manquement, l’Arcom peut agir de manière graduée, d’abord par une mise en garde, puis une mise en demeure, et enfin une sanction qui peut être l’obligation d’afficher un communiqué, une sanction financière, la privation de publicité pendant un temps donné, voire l’arrêt momentané de la chaîne, jusqu’au non-renouvellement de la convention, ce qui a été le cas de C8

Alors jusqu’où une chaîne peut-elle aller tout en restant dans le cadre imposé par l’Arcom ? Quelle importance est accordée à la récidive ? Les nombreuses sanctions et décisions concernant CNews, de loin le plus mauvais élève du PAF, nous donnent déjà une idée.

Nous avons déposé de nombreuses saisines contre CNews ces 3 dernières années, et celles qui ont abouti nous apprennent qu’inciter à la haine raciale, diffamer, désinformer sciemment sur des questions scientifiques, propager des outrances sur l’IVG sont interdits. Les décisions prises par l’Arcom sont publiquement accessibles sur leur site, et toutes les décisions d’intervention sont détaillées et motivées. 
Les saisines, encore plus nombreuses, qui ont été rejetées ou simplement ignorées par l’autorité pourraient être également riches d’enseignements.

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